Par où commencer?

Par où commencer?
Les premiers patins à glace sont constitués d'os amincis et polis, utilisés comme moyen de locomotion. Apparaissent ensuite les premières lames en acier permettant au patinage de devenir un véritable divertissement, comme en témoigne la peinture hollandaise. Le premier club de patinage apparaît en 1742 à Edimbourg, il s'agit toutefois d'un club de patinage de vitesse.
Publication à Paris en 1813 de l'ouvrage de Jean Garcin : « Le vrai patineur ou les principes sur l'art de patiner avec grâce », qui pose les premières bases du patinage dit « artistique ».
La première patinoire artificielle est inaugurée à Londres en janvier 1876 : le Glaciarium. Liverpool ouvre la sienne le 10 janvier 1879. La première édition des championnats de Grande-Bretagne de patinage artistique se tient le 8 décembre 1879.
A l'occasion de la première compétition de patinage artistique à Vienne (1882), le patineur Norvégien Axel Paulsen invente la figure de l'«Axel». Malgré cette innovation, c'est l'Autrichien Leopold Frey qui est sacré.
1891. Première édition des championnats d'Europe de patinage artistique et de patinage de vitesse à Hambourg. L'Allemand Oskar Ulhig remporte l'épreuve de patinage artistique.
Paris attendra jusqu'en 1892 avant de se doter d'une patinoire artificielle : le « Pôle Nord ». Une deuxième patinoire ouvre à Paris, rue de Clichy, en 1894.
9/10 février 1896. Première édition des championnats du monde de patinage artistique à Saint-Pétersbourg. L'Allemand Gilbert Fuchs s'impose dans l'unique épreuve individuelle homme. En 1897, lors de deuxième édition des championnats du monde de patinage artistique à Stockholm, l'Autrichien Gustav Hugel s'impose dans l'unique épreuve individuelle homme.
En 1898, c'est le Suédois Henning Grenader est sacré champion du monde, mais c'est le Suédois Ulrich Salchow qui reste dans les mémoires. Lors des cinquièmes championnats d'Europe de patinage artistique à Trondheim (Suède), Salchow enlève le titre en passant sa figure, le «Salchow». Salchow conserve son titre européen 1899, tandis que le titre mondial est remporté par l'Autrichien Gustav Hugel.
Les femmes entrent en compétition en individuel en 1906 tandis que les couples apparaissent en 1908 à l'occasion des débuts olympiques du patinage artistique. La grande figure du patinage de l'entre-deux-guerres est justement une femme, Sonja Henie (trois titres Olympiques et dix fois championne du monde), qui révolutionne la discipline. Même type de révolution quelques décennies plus tard, toujours avec une patineuse : Peggy Fleming. Sans vraiment révolutionner la discipline comme ses devancières, l'Allemande Katarina Witt illumine toutefois de toute sa classe les patinoires lors des années 1980.
La danse sur glace est admise en compétition au début des années 1950.

# Posté le mardi 21 février 2006 07:32

Modifié le mardi 21 février 2006 07:53

Compétitions: le jugement

Compétitions: le jugement
Les compétitions se déroulent en solo ou en couple, en figures libres ou imposées (en danse seulement, le patinage ayant retié les figures imposées des compétitions internationales).
Les juges donnaient deux notes (technique et artistique) de 0.0 à 6.0, chaque juge classant chaque patineur. Ce système surnommé « 6.0 » est encore largement utilisé dans les petites compétitions, mais a été abandonné en 2004/2005 pour les compétitions internationales suite au scandale des JO de Salt Lake City en 2002.
Le nouveau système de notation a été complètement revu, testé en Grand Prix ISU en 2003/2004 et appliqué à toutes les compétitions ISU en 2004/2005. Il a été pensé pour amoindrir les tricheries :
 sur l'ensemble du panel des juges, seul un sous-ensemble de juges auront des notes prises en compte
 sur les juges retenus, la note la plus haute ainsi que la note la plus basse sont retirées
 les notes sont :
 la note technique ou score des éléments (Total Element Score, TES), référencée par un spécialiste technique, additionnant la valeur normalisée des sauts et pirouettes selon leur niveau et qualité d'exécution
 la note de composants ou score des composants (Program Component Score), au nombre de cinq : SS (Skating Skills, niveau de patinage), TR (Transistions, transitions et liaisons), PE (Performance/Execution, réalisation/qualité d'exécution), CH (Choreography, chorégraphie), IN (Interpretation, interprétation)
 une déduction s'il y a lieu (violation du règlement, chute, ...)
 ces notes sont additionnées pour donner le score total du segment (Total Segment Score, TSS) (segment = programme)
 les notes de tous les segments (TSS) sont cumulés (additionnés) pour donner le score final (Final Score, FS) qui donne le classement final des patineurs
Les Grand Prix ISU sont des compétitions internationales : au nombre de 6 en élite (Skate America, Skate Canada, Trophée Lalique/Bompard, NHK Trophy, Cup of China, Cup of Russia) et bien plus nombreux en junior. Les patineurs qualifiés patineront à la Finale du Grand Prix ISU (respectivement élite et junior).
Les championnats nationaux sont organisés chaque année par les pays.
Un championnat d'Europe est organisé par l'ISU chaque année, ainsi qu'un championnat des quatre continents (patineurs de tous continents sauf d'Europe) sensiblement à la même date (début de l'année, fin janvier).
Un championnat du monde suit généralement.

# Posté le mardi 21 février 2006 08:01

Modifié le mardi 10 juillet 2007 14:29

Technique de base: les carres

Technique de base: les carres
Une carre est l'un des deux bords de la lame du patin. Par extension ce terme désigne surtout la courbe suivie sur la glace par la carre elle-même.

Il existe huit carres en patinage: en avant ou en arrière, en dedans ou en dehors, sur le pied gauche ou sur le pied droit, donc huit possibilités au total.

On parle de carre dedans (intérieure) lorsque le patin est incliné vers l'intérieur des jambes (du côté du gros orteil), et de carre dehors (extérieure) lorsque le patin est incliné vers l'extérieur des jambes (du côté du petit orteil).

# Posté le mardi 21 février 2006 10:35

Modifié le mardi 10 juillet 2007 12:54

Les sauts

Les sauts
Les sauts sont probablement les figures les plus impressionnantes du patinage artistique. Ci-dessous tous les sauts que l'on peut voir en compétition. Je les décrirai pour un patineur droitier (qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) du saut le plus difficile (axel) au plus simple (boucle piquée). Les 6 sauts du patinage se distinguent exclusivement par l'appel. La réception se fait sur le pied droit en carre dehors arrière, pour tous les sauts.

*Axel: seul saut qui parte vers l'avant, l'axel est de loin le saut le plus difficile parmi les six de la gamme.
Du fait de cet appel vers l'avant et de sa réception en arrière (comme tous les autres sauts), l'axel a un nombre et demi de rotations: simple axel=1,5 tours ; double axel=2,5 tours ; triple axel=3,5 tours. (le saut d'un demi-tour est le saut de valse). Inventé par Axel Paulsen en 1882, l'axel part sur un dehors avant du pied gauche en lançant simultanément en avant la jambe droite et les deux bras pour donner l'impulsion. L'axel fait partie des sauts de carre.
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# Posté le mardi 21 février 2006 10:42

Modifié le mardi 10 juillet 2007 17:40

Lutz

Lutz
le triple lutz est la difficulté majeure pour les patineuses car celles-ci pour la plupart ne sont pas capables de réussir le triple axel. Inventé par Alois Lutz, ce saut part d'un appui sur le pied gauche en dehors arrière avec un piqué puissant du pied droit.
Le lutz est facilement reconnaissable grâce à la longue diagonale en arrière qui le précède généralement et à sa réalisation dans un coin de la piste. Une erreur assez courante consiste à changer la carre dehors arrière du pied gauche en carre dedans juste au moment du piqué; (le supposé lutz devient alors un flip), on appelle cette erreur un "flutz".

# Posté le mardi 21 février 2006 10:44

Modifié le mardi 10 juillet 2007 12:36